Le Livre, tome III, p. 053-067

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 53.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 53 [067]. Source : Internet Archive.

Bien que nous considérions le livre surtout au point de vue pratique, comme instrument d’étude et outil de travail, il convient de dire quelques mots des papiers de luxe, d’en définir les principales variétés tout au moins.

On appelle papier vergé celui qui laisse apercevoir par transparence les empreintes des fils métalliques formant le fond du moule où il a été fabriqué, comme nous l’avons expliqué plus haut. Nous rappelons que les empreintes les plus rapprochées sont nommées vergeures, et que les plus espacées, perpendiculaires aux premières, sont les pontuseaux.

Il existe du faux vergé, c’est-à-dire du papier vergé fabriqué non à la forme, mais à la machine. On l’obtient en faisant passer la pâte encore fraîche entre des cylindres à cannelures imitant vergeures et pontuseaux (c’est-à-dire transversales pour les vergeures et circulaires pour les pontuseaux), et où sont même au besoin gravés des filigranes ou marques d’eau[053.1].

Le papier de Hollande est, en dépit de son nom, un papier d’invention et de fabrication absolument françaises. Ce sont de nos ancêtres appartenant à la religion réformée, qui, obligés de s’enfuir à l’étran-

[III.067.053]
  1.  Nous avons vu (p. 43) que certains filigranes s’obtiennent au moyen du laminage.  ↩

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