Le Livre, tome III, p. 069-083

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 69.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 69 [083]. Source : Internet Archive.

Préoccupés de se procurer des papiers de teinte moins variable et de constitution plus durable, les imprimeurs ont imaginé maints procédés d’examen et de contrôle des papiers.

D’abord, pour distinguer le papier fabriqué à la main, le papier de cuve, du papier confectionné à la machine : « Découper des rondelles de six à huit centimètres dans le papier à essayer, et faire ensuite flotter ces rondelles sur l’eau d’une cuvette : le papier à la machine s’enroulera de deux côtés, dans la direction du centre de la rondelle ; tandis que les rondelles du papier à la main se relèveront en forme de bords d’assiette[069.1] ».

Puis voici quelques indications et divers conseils, donnés par l’Intermédiaire des imprimeurs[069.2] :

« Un papier contenant du bois mécanique est fort reconnaissable à simple vue, il suffit de le regarder par réflexion : on aperçoit des fibres plus brillantes que les autres et non feutrées ; elles ont une longueur variant de 3 à 5 millimètres, suivant leur finesse : c’est du bois râpé de tremble. Le sapin est moins brillant et plus difficile à distinguer, et les réactifs sont souvent indispensables pour en déceler la présence. Le réactif le plus simple est une dissolution de 10 grammes de sulfate d’aniline dans 250 grammes d’eau distillée. Une goutte de ce liquide sur la

[III.083.069]
  1.  Mémorial de la librairie française, 29 août 1901, p. 492.  ↩
  2.  Dans la Nature, 29 décembre 1894, p. 74.  ↩

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