Le Livre, tome III, p. 072-086

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 72.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 72 [086]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 73.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 73 [087]. Source : Internet Archive.

papiers dits de luxe, papiers de fil, de Chine, du Japon, sur lesquels on tire un certain nombre d’exemplaires de quelques livres, dureront plus que les autres. L’ancien papier du Japon, fabriqué à la main, uniquement avec des matières végétales, ne se fabrique plus, et les éditeurs fabriquent » (ou font fabriquer) « un japon par des méthodes mécaniques où l’élément minéral intervient. Or, ces sortes-là sont susceptibles de se piquer. Quant au papier de Chine, il se pique aisément et contamine les autres papiers ; seulement, il n’est pas rebelle au lavage comme le papier du Japon. Le seul papier qui puisse inspirer une sécurité absolue, c’est le papier de fil sur lequel on imprimait ces éditions d’incunables, qui nous sont parvenues aussi fraîches, aussi nettes, que si elles sortaient des mains de l’impri­meur[072.1]. En sera-

[III.086.072]
  1.  « … Non seulement la matière principale du papier est moins bonne qu’autrefois, mais elle est encore altérée par le mélange de substances minérales qui le rendent moins durable. Certains livres du temps des Alde et des Estienne ont, après quatre siècles, gardé toute leur fraîcheur, tandis qu’aujourd’hui, dans des volumes qui n’ont pas cinquante ans de date, le papier se couvre de taches, se décompose et se déchire sous le moindre effort. Pour obtenir un papier aussi durable que beau, en vue de quelque publication d’élite, il faut consentir à le payer fort cher, et les fabricants, sans cesse excités, par une concurrence fiévreuse, à baisser les prix de leurs produits, ne fournissent plus que par exception aux imprimeurs des papiers dignes de rivaliser avec ceux que produisaient leurs confrères d’autrefois ». (É. Egger, Histoire du livre, pp. 170-171.) Cf. supra, p. 18, n. 2, ce que dit M. Gustave Mouravit : « … Les feuillets sortis de leurs presses (des anciens imprimeurs) se montrent tout brillants de jeunesse, à côté de nos impressions ternes, » etc.  ↩

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