Le Livre, tome III, p. 084-098

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 84.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 84 [098]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 85.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 85 [099]. Source : Internet Archive.

graphiquement. Une page quelconque, la page 20, par exemple, de la première édition d’un ouvrage peut ne pas être la même que la page correspondante de la neuvième ou de la dixième édition de cet ouvrage ; tandis que, comme nous venons de le voir, la page 20 d’un exemplaire du premier tirage est « textuellement » identique à la page 20 d’un exemplaire du neuvième ou du dixième tirage.

Déterminer, même approximativement, d’après le numéro de l’édition ou du tirage, le nombre d’exemplaires d’un livre tirés et mis en vente est chose impossible. Là non plus il n’y a aucune règle. Une édition peut aussi bien se composer de 200 exemplaires que de 2 000, de 3 000, 5 000, etc. Plusieurs des romans d’Émile Zola et d’Alphonse Daudet, par exemple, se sont tirés du premier coup, pour la mise en vente, ce qu’on nomme le départ, à plus de 100 000 exemplaires. C’est afin d’introduire un peu d’ordre et de clarté dans ce genre d’opérations que certains éditeurs, au lieu d’inscrire sur la couverture et le titre des volumes le chiffre de l’édition : deuxième édition, troisième édition, quatrième édition…, ce qui ne dit rien du tout, les numérotent par mille : deuxième mille, troisième mille, quatrième mille[084.1]….

[III.098.084]
  1.  « Il serait désirable que les mots Nouvelle édition ou Dixième édition fussent exclusivement réservés aux éditions revues, corrigées, augmentées ou remaniées, et que, pour les réimpressions pures et simples, ils fussent remplacés par les mots tirage ou mille ; il serait bon qu’il intervint une entente pour que, dans chaque langue, le terme employé fût le même. » (Vœux émis par le Congrès international des éditeurs, à Berne, en juillet 1902 : Bibliographie de la France, 19 juillet 1902, II, Chronique, p. 122. Voir aussi le même recueil, 2 décembre 1905, II, Chronique, pp. 205-206.)  ↩

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