Le Livre, tome III, p. 085-099

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 85.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 85 [099]. Source : Internet Archive.

En général cependant, on peut dire que les ouvrages dont la vente ne paraît pas assurée ou semble devoir être restreinte, — un recueil de poésies signé d’un nom inconnu, je sup­pose[085.1]. — ne sont pas actuellement tirés à plus de 500 ou même 300 exemplaires. Un roman, signé d’un débutant, se tirera à 500, 1 000 ou 1 500 exemplaires ; si ce roman s’adresse à la jeunesse et peut se vendre comme livre d’étrennes ou de prix, le premier tirage pourra monter jusqu’à 5 000 exemplaires, voire davantage. C’est également à ce chiffre, à 5 000 exemplaires, que se tirent d’ordinaire les ouvrages classiques dont la vente paraît certaine[085.2].

[III.099.085]
  1.  D’une enquête, faite récemment par les instituteurs et institutrices de France, et qui se trouve analysée dans la Revue bleue du 16 décembre 1905, pp. 785-786, il résulte que, « d’une façon générale, les poètes sont peu goûtés en France, à l’exception de Lamartine et Hugo. Dans beaucoup de contrées, la poésie cause de l’ennui (Seine-Inférieure, Loire-Inférieure, Loiret), et, dans certains départements, comme la Bretagne et la Corse, la poésie n’est pas comprise du tout. Du reste, la plupart des instituteurs de France, déjà consultés sur les lectures qu’ils faisaient [à leurs élèves], avaient répondu que la prose est partout en faveur, à l’exclusion presque totale de la poésie. »  ↩
  2.  Cf. Catalogue de la librairie Hachette, Littérature générale, février 1901, p. 41 : « Histoire de la littérature française…. 5e édition… (Vingt-cinquième mille)… par M. G. Lanson…. »  ↩

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