Le Livre, tome III, p. 091-105

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 91.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 91 [105]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 92.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 92 [106]. Source : Internet Archive.

vons, grâce à ces chiffres, parvenir à nous faire une idée exacte de l’in-8 jésus et en calculer la dimension.

Mais, dans le papier mécanique, fabriqué en bandes, continu, puis sectionné à volonté, ces termes provenant des anciens papiers à la forme : jésus, raisin, cavalier, colombier, etc., n’ont plus de raison d’être, plus de sens : il n’y a plus de forme d’abord ; il n’y a plus de monogramme du Christ, plus de grappe de raisin, plus de cavalier, de colombe, etc., en filigrane dans la pâte du papier ; rien n’en fait plus reconnaître à première vue l’espèce et les dimen­sions[091.1]. Il serait donc bien plus logique, plus clair et plus simple de désigner présentement les formats par leurs dimensions réelles, exprimées en centimètres ou milli­mètres[091.2] ; au lieu

[III.105.091]
  1.  Cela est si vrai que, depuis quelque temps, de fortes maisons d’édition, la maison Hachette, entre autres, ont imaginé d’employer, pour les ouvrages qu’elles font tirer à très grand nombre, des papiers d’un format particulier et de vastes dimensions, dit format drap de lit, dont chaque feuille peut contenir, par exemple, 96 pages in-8 cavalier. Grâce à une imposition spéciale (c’est-à-dire au rangement dans la forme ou châssis des pages composées et prêtes à être tirées, rangement effectué dans un ordre particulier, de façon qu’après l’impression et le pliage ces pages se suivent selon leurs numéros d’ordre), on n’a ensuite qu’à sectionner ces grandes feuilles drap de lit et à procéder au pliage…. on obtient pour chacune d’elles six feuilles in-8 (96 pages = 16 [= 8 × 2] × 6, portant toutes leur respective signature et paraissant avoir toujours été séparées, indépendantes les unes des autres.  ↩
  2.  C’est ce que demandent nombre de bibliographes et de libraires, et ce qui se fait sur les fiches dressées selon les règles de la classification décimale (voir infra, t. IV, De la classification bibliographique). Le même vœu, « Application du système métrique à la désignation des formats », a été émis par le Congrès international des éditeurs qui s’est tenu à Berne en juillet 1902. « Le Congrès émet le vœu que, dans toute annonce de librairie et dans les catalogues, l’indication des formats soit toujours accompagnée de celle de la dimension du livre en centimètres ; que le premier chiffre indique la hauteur et le second la largeur du volume non rogné (par exemple : in-4 raisin : 32 × 25 ; in-8 raisin : 25 × 16 ; etc.), et de supprimer par contre les appellations de format de papier. » (Cf. la Bibliographie de la France, 19 juillet 1902, II, Chronique, p. 122 ; et 2 décembre 1905, II, Chronique, p. 205.) On remarquera que la seconde partie de ce vœu, due à une proposition formulée par les éditeurs belges, — l’inscription du chiffre de la hauteur du volume (presque toujours le chiffre le plus fort) avant le chiffre de la largeur (le plus faible), — est en désaccord avec l’usage adopté, que nous avons signalé ci-dessus, page 51, note 1, pour exprimer les dimensions des papiers « de mentionner le plus petit nombre le premier », usage que nous retrouverons dans la suite, notamment lorsque nous traiterons de la Classification décimale bibliographique, dont « l’Office et l’Institut » ont leur siège à Bruxelles même. Il nous faut cependant convenir qu’il semble, en effet, plus logique de mentionner d’abord la hauteur du volume, puisque, généralement, — pour la mise en rayons, par exemple. — la hauteur a plus d’importance que la largeur.  ↩

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