Le Livre, tome III, p. 111-125

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 111.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 111 [125]. Source : Internet Archive.

Les livres de format inférieur à l’in-4, les in-8 ou in-12, étaient surtout alors des livres de piété, des « livres d’heures ».

Il est juste cependant de reconnaître que l’in-8, dont l’origine est attribuée à Alde Manuce, — l’inventeur de la lettre italique, dite aussi et par suite aldine, qu’une légende affirme avoir été exactement copiée sur l’écriture de Pétrar­que[111.1], — avait de toutes parts rencontré bon accueil. « Le public accueillit avec empressement et reconnaissance un format portatif et économique, réunissant presque autant de matière qu’un in-4 ou un in-folio. Ces charmants volumes, que l’on pouvait emporter dans sa poche, à la promenade ou en voyage, ne coûtaient

[III.125.111]
  1.  Cf. Henri Bouchot, le Livre, l’Illustration, la Reliure, p. 110, qui ajoute que ces caractères avaient été gravés par François de Bologne. Dans ces derniers temps, on a même fait de ce graveur l’inventeur de la lettre italique, à l’exclusion d’Alde Manuce : « M. Th. Baudoire, l’érudit fondeur en caractères, a prouvé, par des documents incontestables, que la paternité de ce type (l’italique) appartient à François de Bologne ». (Émile Javal, Physiologie de la lecture et de l’écriture, p. 20, n. 2.)  ↩

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