Le Livre, tome III, p. 112-126

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 112.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 112 [126]. Source : Internet Archive.

que deux francs et demi, valeur actuelle, et remplaçaient avantageusement les in-folio, qui coûtaient dix fois plus et qu’on ne pouvait lire que sur un pupi­tre[112.1] ». Un privilège de dix ans fut accordé à Alde, le 13 novembre 1502, par le sénat de Venise, pour lui garantir l’emploi exclusif de ce format. Ce privilège lui fut renouvelé, le 17 décembre de la même année, par le pape Alexandre VI, puis maintenu pour quinze ans par le pape Jules II, en 1513, et confirmé par Léon X, dès la première année de son pontificat, le 28 novembre 1513, « … le tout sous les peines d’excommunication et d’amende de cinq cents ducats d’or envers les contrefac­teurs[112.2] », ce qui n’empêcha d’ailleurs pas les imitations et contrefaçons de se produire en grand nombre, en Italie aussi bien qu’en France.

Au xviie siècle, et en dépit du succès des elzeviers, les gros et grands volumes étaient encore les plus appréciés. « Leurs formats et leurs caractères (des elzeviers) étaient trop petits », remarque très justement M. Henri Bouchot[112.3].

Nous voyons au xviiie siècle le format in-4 employé de préférence par les imprimeurs de Hollande, même

[III.126.112]
  1.  Ambroise Firmin-Didot, Essai sur la typographie, col. 644.  ↩
  2.  G.-A. Crapelet, Études pratiques et littéraires sur la typographie, pp. 65 et suiv. Cf. aussi Ambroise Firmin-Didot, op. cit., ibid.  ↩
  3.  Op. cit., p. 170.  ↩

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