Le Livre, tome III, p. 116-130

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 116.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 116 [130]. Source : Internet Archive.

myopes, parfois même longtemps avant la vieillesse. Il leur faut tenir à la main, à proximité de leurs yeux, le volume qu’ils lisent ; si, au lieu de le tenir, ils le posent devant eux sur une table, cela les contraint à pencher la tête, souvent très bas, selon leur degré de myopie : d’où une congestion plus ou moins rapide[116.1]. C’est donc d’ordinaire et presque forcément livre en main qu’ils lisent. D’une façon générale, on pourrait dire, presque poser en principe, — quoique les livres d’autrefois, les livres des Bénédictins, par exemple, fussent, pour la plupart, des in-folio ou des in-4, — que les volumes qu’on ne peut tenir commodément d’une main, les volumes de grand format, ne sont jamais lus ; ils ne sont bons qu’à être feuilletés et consultés. Aujourd’hui les lecteurs, myopes ou non, veulent leurs aises ; ils demandent, ils exigent, que toute gêne et toute fatigue leur soient épargnées. Il est donc indispensable que les livres destinés à être lus, à être relus et savourés, soient légers aux doigts, soient faciles à maintenir près des yeux. Le docteur Émile Javal, le célèbre ophtalmologiste, dont la compétence, dans les questions typographiques, est universellement connue, n’hésite pas à recommander les livres de

[III.130.116]
  1.  De même, pour bien lire à haute voix, sans fatigue, il faut approcher le livre de ses yeux, et non se pencher sur lui, ce qui gêne certains muscles pectoraux et entrave la respiration : cf. Ernest Legouvé, la Lecture en action, p. 34.  ↩

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