Le Livre, tome III, p. 118-132

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 118.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 118 [132]. Source : Internet Archive.

cimonieusement mesurée : l’in-18 est moins encombrant que l’in-8, et, sous un format plus restreint, contient ou peut contenir autant de matière. Il n’y a souvent que les marges qui diffèrent. Cela est si vrai que plusieurs éditeurs, après avoir fait paraître un ouvrage en in-8, le publient en in-18 sans changer la justification, c’est-à-dire la « longueur des lignes[118.1] », et en se servant de la même composition. Exemple : la maison Calmann Lévy pour nombre de ses volumes : Correspondance de Mérimée, comédies de Dumas fils, d’Émile Augier, etc., œuvres diverses du duc de Broglie, du comte d’Haussonville, etc. Ces volumes sont mis en vente d’abord en in-8 à 7 fr. 50 ; puis, lorsque cette vente est épuisée, les clichés provenant des emprein­tes[118.2] de ces mêmes volumes in-8 servent à tirer les in-18, cotés 3 fr. 50. Ce système a le triple avantage de contraindre les personnes pressées de lire un de ces volumes à le payer 7 fr. 50 au lieu de 3 fr. 50, d’augmenter de cette différence les bénéfices de l’éditeur, et aussi de permettre aux amateurs de grands papiers de satisfaire leur goût.

D’autres motifs militent encore en faveur du format in-18 et le font de plus en plus préférer à l’in-8[118.3] ;

[III.132.118]
  1.  Littré, op. cit.  ↩
  2.  Sur ces termes, voir infra, pp. 185 et suiv.  ↩
  3.  Nous rappelons ce que nous avons dit, Page 93, que nous entendons toujours par in-18 l’in-18 jésus (0,117 × 0,183), et par in-8 l’in-8 cavalier (0,155 × 0,23).  ↩

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