Le Livre, tome III, p. 120-134

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 120.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 120 [134]. Source : Internet Archive.

termes vulgaires, sont moins longs que la main, ils sont trop peu pratiques, offrent de trop nombreux inconvénients, pour être recommandés.

D’abord l’impression y est très souvent et presque forcément microscopique ; ou bien, si elle est de grosseur moyenne et convenable, le lecteur n’est occupé qu’à tourner les pages. En outre, par suite de cette courte justification, de l’étroitesse des lignes, les règles typographiques y sont fatalement encore et fréquemment enfreintes. Ainsi on est obligé de couper, presque à tout bout de ligne, les mots où il ne faudrait pas, avant une syllabe muette, par exemple : fabri-que, entrepren-dre, notoi-re, etc. ; la place manque pour procéder régulièrement. Ensuite ces petits volumes s’accommodent mal de la reliure : les pages n’ayant pas assez de marge intérieure, de fond, ni assez de jeu, ni assez de poids, ils s’ouvrent mal, quand ils sont reliés : on ne peut quasi plus s’en servir. Les travailleurs, qui, — au risque de scandaliser et d’indigner MM. les bibliophiles et bibliotaphes, — ont parfois besoin d’inscrire quelque annotation sur les marges de leurs livres, ne peuvent le faire avec ces « éditions dia­mant[120.1] » : ici encore, la place manque. Elles n’ont leur utilité que pour les ouvrages qu’on désire emporter avec soi, les vade-mecum qu’on tient à

[III.134.120]
  1.  Ainsi nommées par analogie avec le caractère minuscule dit diamant ou sanspareille. Cf. infra, p. 166, et supra, p. 64.  ↩

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