Le Livre, tome III, p. 124-138

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 124.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 124 [138]. Source : Internet Archive.

mode. Ils présentent, en outre, ainsi que tous les volumes de formats anormaux et baroques, — format carré (lourd et disgracieux par essence même, l’élégance n’appartenant qu’aux formes élancées, plus hautes que larges), format triangulaire (on a été jusqu’à fabriquer des livres en triangle !), etc., — le grave inconvénient de ne pouvoir se caser facilement sur les tablettes des bibliothèques ; ils jurent avec les autres volumes, les dépassent en hauteur ou en longueur ; on ne sait où fourrer ces petits monstres[214.1].

Une curieuse particularité nous a été signalée par plusieurs libraires : les volumes de grand format, lourds à la main (in-8 et au-dessus), se vendent mieux en été, parce que beaucoup de personnes ont l’habitude de lire au lit, et, durant la chaude saison, peuvent mettre bras et épaules hors des couvertures sans se refroidir.

[III.138.124]
  1.  Les libraires ne savent non plus comment les placer et les aligner dans leurs étalages. « Ils gênent, me disait l’un d’eux, tous les autres volumes : aussi je n’expose jamais les livres de format non régulier ; je les laisse dans un coin pour les retourner à l’éditeur en temps voulu. »  ↩

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