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Le Livre, tome II, p. 007-023

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 007.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 007 [023]. Source : Internet Archive.

Bien d’autres extraits mériteraient de prendre place ici, dans ce chapitre de « la Religion des Lettres ».

D’abord cette règle de conduite du savant et vertueux Abauzit (1679-1767)[007.1] : « Être plutôt que paraître, savoir plutôt qu’enseigner, préférer une vie égale et tranquille avec l’estime des siens à une réputation lointaine, renoncer aux chimères, aux grands desseins, pour cultiver cette sorte de mérite qui a sa récompense en soi-même et se suffit…. »

Puis cette profession de foi de Voltaire (1694-1778)[007.2] : « Au milieu de tous les doutes qu’on tourne depuis quatre mille ans en quatre mille manières, le plus sûr est de ne jamais rien faire contre sa conscience. Avec ce secret, on jouit de la vie, et on ne craint rien à la mort. Il n’y a que des charlatans qui soient certains. Nous ne savons rien des premiers principes. Il est bien extravagant de définir Dieu, les anges, les esprits, et de savoir précisément pourquoi Dieu a formé le monde, quand on ne sait pas pourquoi on remue son bras à sa volonté. Le doute

[II.023.007]
  1.  Ap. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. XV, p. 138.  ↩
  2.  Correspondance, lettre à Frédéric-Guillaume, 28 novembre 1770, t. VIII, p. 803. (Paris, édit. du journal le Siècle, 1870.)  ↩