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Le Livre, tome I, p. 041-065

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 41.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 41 [065]. Source : Internet Archive.

prendre que de se faire garçons de bains, mitrons, crieurs publics, délateurs ou faux témoins. » « Ils n’auraient certainement pas été réduits à une aussi triste condition, s’ils avaient pu vendre leurs manuscrits aux libraires, et partager avec ces derniers les bénéfices de la publication des ouvrages en vogue. Mais l’idée même d’une spéculation pareille n’existait pas à Rome ; car, dans l’état de détresse où étaient les littérateurs, leur verve satirique, qui s’exerçait sans gêne contre la lésinerie des grands, n’aurait pas épargné l’avarice des libraires[041.1]. »

Revenons aux bibliothèques romaines.

Comme nous l’avons vu tout à l’heure dans une épigramme de Martial, et comme nous le voyons aussi dans Suétone[041.2], les bibliothèques publiques étaient d’ordinaire, chez les Romains, installées à proximité des temples ou sous les portiques de ces édifices. Telle était la bibliothèque publique — la première que Rome ait possédée — fondée par Asinius Pollion, et établie dans un temple de la Liberté ; la bibliothèque Palatine construite par Auguste (63 av. J.-C.-14 ap. J.-C.) dans son palais même,

[I.065.041]
  1.  Géraud, op. cit., p. 198.  ↩
  2.  Vie d’Auguste, chap. xxix, trad. Laharpe, p. 89 (Paris, Garnier, 1865) : « Il éleva le temple d’Apollon…. Il y ajouta un portique et une bibliothèque grecque et latine. »  ↩