Mot-clé - Bessarion (cardinal)

Fil des billets - Fil des commentaires

Le Livre, tome I, p. 217-241

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 217.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 217 [241]. Source : Internet Archive.

sance des livres et le culte des Lettres se donnent la main, qu’ils s’unissent dans un embrassement qui les honorera, les élèvera[217.1]. » « … Les livres, les seuls amis que le temps ne nous enlève pas[217.2]. » « … O chers livres ! vous qui avez banni du monde l’ignorance et la grossièreté ; vous dont « telle est la puissance, telle la dignité, telle l’influence, que, si vous n’étiez point, il n’y aurait parmi nous ni trace des choses passées, ni la moindre notion des choses divines et humaines[217.3], » ils sont bien antiques, vos titres à l’amour et à la reconnaissance des hommes, « car à la tête de tous les peuples, il

[I.241.217]
  1.  Op. cit., pp. 341-342.  ↩
  2.  Op. cit., p. 362. « Les livres sont des amis, de bons amis » ; maintes fois déjà nous avons rencontré cette comparaison : cf. Sénèque (p. 15), Pétrarque (p. 98), Barrow (p. 149), Michelet (p. 209), Laboulaye (pp. 209-210), A.-L.-A. Fée (p. 210, n.), W.-H. Channing (p. 211), Albert Collignon (p. 215), etc.  ↩
  3.  Cardinal Bessarion, Lettre au doge et au sénat de Venise (1468). — Cf. supra, pp. 112-113.

     [N.D.E. : Ap. Mouravit, Le Livre et la Petite Bibliothèque d’amateur…, p. 356, note.]  ↩

Le Livre, tome I, p. 112-136

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 112.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 112 [136]. Source : Internet Archive.

manuscrits grecs[112.1], et, en 1464, l’établissement des postes en France par Louis XI[112.2], qui, d’abord créées pour le service exclusif du roi et de son gouvernement, ne tardèrent pas à se généraliser, ce qui permit à tous les érudits, travailleurs et chercheurs, aux libraires, imprimeurs, etc., de correspondre entre eux, d’entretenir ensemble des relations plus régulières et plus fréquentes.

Ces faits rappelés, reprenons notre revue succincte des fervents du Livre et servants des Lettres, et notre « florilège » de leurs beaux « dicts », préceptes, sentences et exemples.

Le cardinal Bessarion (1395-1472), qui, deux fois, faillit être élu pape, mérite une des premières places dans cette galerie. Il fut un des plus féconds écrivains et l’un des plus zélés bibliophiles de son époque. Dans sa célèbre lettre du 4 mai 1468, adressée au doge et au sénat de Venise, par laquelle il fait don de ses précieuses collections « à la vénérable bibliothèque Saint-Marc », dont elles sont encore aujourd’hui l’une des richesses, il nous conte les débuts de sa passion et nous en dépeint toute l’ardeur : « Dès ma plus tendre enfance, écrit-il, tous mes

[I.135.112]
  1.  Cf. Petit-Radel, op. cit., pp. 138 et 162.  ↩
  2.  Édit du 19 juin 1464. Cf. Lequien de la Neufville, Usage des postes chez les anciens et les modernes, pp. 56 et s. (Paris, Delatour, 1730) ; et Alexis Belloc, les Postes françaises, pp. 16-23 (Paris, Didot, 1886).  ↩