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Le Livre, tome III, p. 129-143

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 129.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 129 [143]. Source : Internet Archive.

le tout et de tirer sur papier une épreuve de la composition ainsi obtenue, le Livre était parfait. Tout au plus pouvait-on entrevoir, dans un temps prochain, quelques modifications de détail ; l’imprimerie était mûre, mûre en naissant[129.1]. »

Et l’on peut dire encore que nulle part, dans ces

[III.143.129]
  1.  Henri Bouchot, le Livre, l’Illustration, la Reliure, p. 10. Ailleurs, dans son ouvrage sur la Lithographie, pages 249 et 276, le même écrivain généralise en ces termes la remarque ci-dessus : « C’est une loi des arts graphiques de naître à peu près parfaits ; la typographie, la gravure en taille-douce, la taille sur bois, n’ont bénéficié que de petits progrès de détail ; leur principe demeure invariable…. Malgré les transformations apportées par les presses à vapeur, les artistes [imprimeurs lithographes] s’en tiennent encore au vieil instrument [la presse à moulinet], comme on en est resté, pour l’impression des livres de bibliophiles, aux outils de Gutenberg, tout primitifs et tout simples. » De même, la peinture à l’huile : « En vérité, comme l’a dit Fromentin [Eugène Fromentin : 1820-1876], il semble que, sous le pinceau de cet homme [Jean Van Eyck : 1390-1441], l’art de peindre ait dit son dernier mot, et cela dès sa première heure. » (A.-J. Wauters, la Peinture flamande, p. 55.)  ↩

Le Livre, tome III, p. 111-125

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 111.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 111 [125]. Source : Internet Archive.

Les livres de format inférieur à l’in-4, les in-8 ou in-12, étaient surtout alors des livres de piété, des « livres d’heures ».

Il est juste cependant de reconnaître que l’in-8, dont l’origine est attribuée à Alde Manuce, — l’inventeur de la lettre italique, dite aussi et par suite aldine, qu’une légende affirme avoir été exactement copiée sur l’écriture de Pétrar­que[111.1], — avait de toutes parts rencontré bon accueil. « Le public accueillit avec empressement et reconnaissance un format portatif et économique, réunissant presque autant de matière qu’un in-4 ou un in-folio. Ces charmants volumes, que l’on pouvait emporter dans sa poche, à la promenade ou en voyage, ne coûtaient

[III.125.111]
  1.  Cf. Henri Bouchot, le Livre, l’Illustration, la Reliure, p. 110, qui ajoute que ces caractères avaient été gravés par François de Bologne. Dans ces derniers temps, on a même fait de ce graveur l’inventeur de la lettre italique, à l’exclusion d’Alde Manuce : « M. Th. Baudoire, l’érudit fondeur en caractères, a prouvé, par des documents incontestables, que la paternité de ce type (l’italique) appartient à François de Bologne ». (Émile Javal, Physiologie de la lecture et de l’écriture, p. 20, n. 2.)  ↩

Le Livre, tome II, p. 330-346

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 330.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 330 [346]. Source : Internet Archive.

grandes bibliothèques, pour être rendues plus accessibles, furent placées sous les portiques des temples, les particuliers, « les bibliomanes mêmes, dit Petit-Radel[330.1], se crurent obligés, pour éviter la censure qui s’attachait à la jouissance personnelle et exclusive des livres, d’imiter la munificence des grands, en faisant disposer leurs collections dans les vestibules de leurs maisons, et quelquefois dans leurs thermes. »

Parmi les « prêteurs », nous nommerons encore le célèbre amateur Jean (Ioannes) Grolier (1479-1565), dont on connaît la devise ou l’ex-libris : d’un côté de ses livres, sur l’un des plats, il faisait graver : Io. Grolierii et amicorum, et sur l’autre : Portio mea, Domine, sit in terra viventium[330.2].

Un autre bibliophile de la même époque, Thomas Maïoli, Maioli ou Majoli (xvie siècle), inscrivait de même sur ses livres : Tho. Maïoli et amicorum ; mais, remarque M. Henri Bouchot[330.3], il corrigeait parfois « d’une devise sceptique l’élan de son amitié : Ingratis servire nephas[330.4], ce qui pourrait bien

[II.346.330]
  1.  Recherches sur les bibliothèques anciennes et modernes, p. 14.  ↩
  2.  Cf. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 286. Voir une bonne étude sur Grolier, ap. Édouard Fournier, l’Art de la reliure en France, chap. xiii, pp. 78-109.  ↩
  3.  Le Livre, l’Illustration, la Reliure, p. 264 ; et Gustave Brunet, Fantaisies bibliographiques, p. 293.  ↩
  4.  Gustave Brunet, op. cit., ibid., donne : Ingratis servare nephas ↩