Mot-clé - Bury (Richard de)

Fil des billets - Fil des commentaires

Le Livre, tome II, p. 314-330

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 314.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 314 [330]. Source : Internet Archive.

trois mois. « Les délais, dit M. Léopold Delisle[314.1], ne devraient pas dépasser trois mois, sauf, dans certains cas, la faculté laissée à l’emprunteur de demander la prolongation du prêt. Le bibliothécaire ne doit jamais laisser un livre sorti de la bibliothèque pendant plus d’un an. »

Au moyen âge, à l’origine de nos bibliothèques publiques, il était fréquent de faire déposer un gage pour tout livre prêté. Cette condition se trouve stipulée dans le règlement de la bibliothèque de la Sorbonne, De libris et de librariis, mis en vigueur en 1321, le plus ancien règlement sur l’organisation d’une bibliothèque. Le premier article établit le système du cautionnement, et le second ordonne l’élection des gardiens ou bibliothécaires par les socii[314.2].

Ces deux articles fondamentaux se retrouvent, comme nous allons le voir, dans le règlement de Richard de Bury, et en forment les points essentiels ; aussi, et selon la remarque du bibliographe Hippolyte Cocheris[314.3], est-il impossible de ne point recon-

[II.330.314]
  1.  Op. cit., ibid.  ↩
  2.  Voir le texte de ces articles dans l’introduction de Hippolyte Cocheris au Philobiblion de Richard de Bury, p. xlv. « La question du prêt des livres, qui fait encore le désespoir des administrations des bibliothèques, dit H. Cocheris (p. xliv), est résolue par le système du cautionnement. »  ↩
  3.  Op. cit., p. xlv ↩

Le Livre, tome II, p. 292-308

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 292.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 292 [308]. Source : Internet Archive.

rait avec raison, surtout si elle voyait le fond de notre cœur, si elle assistait à nos conseils secrets, si elle lisait les ouvrages de Théo­phraste[292.1] ou de Valère Maxime[292.2], et si elle entendait seulement la lecture du xxve chapitre de l’Ecclésiastique[292.3]. »

« Les femmes bibliophiles !… s’écrie de son côté M. Octave Uzanne[292.4]. Je ne sache point deux mots qui hurlent plus de se trouver ensemble dans notre milieu

[II.308.292]
  1.  Les Caractères ↩
  2.  De dictis faetisque memorabilibus, lib. IX. « Cet ouvrage, fort estimé au moyen âge, fut traduit en France, dès le milieu du xive siècle, par Simon de Hesdin, contemporain de Richard de Bury. » (Note de Cocheris.)  ↩
  3.  Richard de Bury, Philobiblion, chap. iv, pp. 39-40, trad. Cocheris. Voici quelques versets de ce xxve chapitre de l’Ecclésiastique :

     « Toute malice est légère au prix de la malice de la femme : qu’elle tombe en partage au pécheur.

     « La femme a été le principe du péché, et c’est par elle que nous mourons tous.

     « Ne donnez point à l’eau d’ouverture, quelque petite qu’elle soit, ni à une méchante femme la liberté de se produire au dehors.

     « Si vous ne l’avez comme sous votre main lorsqu’elle sort, elle vous couvrira de confusion à la vue de vos ennemis. »

     En revanche, le chapitre suivant (xxvie) de l’Ecclésiastique parle très élogieusement et en fort beaux termes de la femme vertueuse, et offre ainsi la contre-partie du xxve :

     « La femme vertueuse est un excellent partage, c’est le partage de ceux qui craignent Dieu, et elle sera donnée à un homme pour ses bonnes actions.

     « Qu’ils soient riches ou pauvres, ils auront le cœur content, et la joie sera en tout temps sur leurs visages. »

     Etc., etc.  ↩

  4.  Zigzags d’un curieux, les Femmes bibliophiles, p. 30.  ↩

Le Livre, tome II, p. 291-307

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 291.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 291 [307]. Source : Internet Archive.

des femmes, et les ont, de tout temps, considérées comme d’instinctives, d’acharnées et irréductibles ennemies des livres.

Oyez comme ces discourtois chevaliers parlent d’elles.

Richard de Bury d’abord, l’auteur du Philobiblion, qu’on peut regarder, ainsi que nous l’avons dit[291.1], comme le plus ancien des bibliographes et le père de la bibliophilie :

« A peine cette bête (c’est de ce gracieux nom que l’illustre évêque de Durham et grand chancelier d’Angleterre qualifie le beau sexe, et ce sont les livres qui, par une audacieuse et irrévérente prosopopée, sont censés parler de la sorte), à peine cette bête, toujours nuisible à nos études, toujours implacable, découvre-t-elle le coin où nous sommes cachés, protégés par la toile d’une araignée défunte, que, le front plissé par les rides, elle nous en arrache, en nous insultant par les discours les plus virulents. Elle démontre que nous occupons sans utilité le mobilier de la maison, que nous sommes impropres à tout service de l’économie domestique, et bientôt elle pense qu’il serait avantageux de nous troquer contre un chaperon précieux, des étoffes de soie, du drap d’écarlate deux fois teint, des vêtements, des fourrures, de la laine ou du lin. Et ce se-

[II.307.291]
  1.  Cf. supra, t. I, p. 93.  ↩

Le Livre, tome II, p. 171-187

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 171.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 171 [187]. Source : Internet Archive.

assez la fragilité de la mémoire humaine et la mobilité de la volonté vertueuse dans l’homme[171.1], déclare Richard de Bury dans son Philo­biblion[171.2], pour vouloir que le livre fût l’antidote de tous les maux[171.3], et nous en ordonner la lecture et l’usage comme un aliment quotidien et très salubre de l’esprit. »

Un célèbre romancier anglais. Edward Bulwer-Lytton (1805-1873), a humoristiquement proposé d’affecter chaque genre de lectures à la guérison de telle ou telle maladie, non seulement de l’âme, mais même du corps, et de ranger les livres suivant cette curieuse « Thérapeutique bibliographique ».

« J’ai conçu, dit-il par la bouche d’un des personnages de ses Mémoires de Pisistrate Caxton[171.4], un plan de bibliothèque, dont les compartiments, au lieu d’être intitulés : Philologie, Sciences naturelles, Poésie, etc., porteraient les noms des maladies du corps et de l’âme que peuvent guérir les ouvrages qu’ils contiennent, depuis une grande calamité ou les douleurs de la goutte jusqu’à un accès de spleen

[II.187.171]
  1.  « Allusion à ces paroles de la Bible : « C’est lui qui a formé le cœur de chacun d’eux et qui a une connaissance exacte de toutes leurs œuvres. » (Psaumes, xxxii, verset 15.)  ↩
  2.  Trad. Cocheris ; chap. xiv, pp. 125 et 260. Sur Richard de Bury et son Philobiblion, Tractatus pulcherrimus de amore librorum, voir notre tome I, pages 93-97.  ↩
  3.  « Quamobrem quasi omnium malorum antidotum voluit esse librum…. »  ↩
  4.  Trad. Édouard Scheffter ; t. I, pp. 264 et s. (Paris, Hachette, 1877.)  ↩

Le Livre, tome I, p. 136-160

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 136.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 136 [160]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 137.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 137 [161]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 138.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 138 [162]. Source : Internet Archive.

Mazarine, « fut de nouveau, en 1691, ouverte aux gens de lettres[136.1] ». Elle comprenait alors environ quarante-cinq mille volumes, dont douze mille in-folio ; on y comptait soixante mille auteurs[136.2].

Le nom de Gabriel Naudé (1600-1653), le fidèle et dévoué bibliothécaire de Richelieu et de Mazarin, est resté cher aux bibliophiles. La passion de Naudé pour les livres s’était manifestée dès sa jeunesse, et il avait pu la satisfaire de bonne heure, car il entrait dans sa vingtième année quand le président de Mesmes lui donna la direction de sa biblio­thèque[136.3]. Gabriel Naudé est l’auteur d’un intéressant opuscule : Advis pour dresser une bibliothèque, où il dit[136.4], entre autres choses ingénieuses, que les bibliothèques ne peuvent « mieux estre comparées qu’au pré de Sénèque, où chaque animal trouve ce qui luy est propre : Bos herbam, canis leporem, ciconia lacertum[136.5], » et où il conseille « de retrancher la des-

[I.160.136]
  1.  Alfred Franklin, op. cit., t. III, p. 42. Voir aussi Petit-Radel, Recherches sur les bibliothèques anciennes et modernes, Bibliothèque Mazarine, pp. 295 et s.  ↩
  2.  Alfred Franklin, op. cit., t. III, p. 57.  ↩
  3.  Id., op. cit., t. III, p. 39.  ↩
  4.  Chap. iii, p. 24. (Paris, Liseux, 1876.)  ↩
  5.  « Ne t’étonne pas que chaque esprit exploite le même sujet selon ses goûts. Dans le même pré, le bœuf cherche de l’herbe, le chien un lièvre, la cigogne des lézards. Qu’un philologue, un grammairien et un philosophe prennent tous trois la République de Cicéron, chacun porte ses réflexions sur un point différent. » Etc. (Sénèque, Lettres à Lucilius, CVIII, trad. Baillard, t. II, p. 387.) Dans sa lettre LXXXIV (pp. 243 et s.), Sénèque a encore considéré la lecture comme « l’aliment de l’esprit », et l’a comparée aux aliments absorbés par le corps. « Tant que nos aliments conservent leur substance première et nagent inaltérés dans l’estomac, c’est un poids pour nous ; mais ont-ils achevé de subir leur métamorphose, alors enfin ce sont des forces, c’est un sang nouveau. Suivons le même procédé pour les aliments de l’esprit. A mesure que nous les prenons, ne leur laissons pas leur forme primitive, leur nature d’emprunt. Digérons-les : sans quoi ils s’arrêtent à la mémoire et ne vont pas à l’intelligence. » Etc. Cf. aussi Plutarque (Comment il faut lire les poètes, trad. Amyot, t. VIII, p. 100 ; Paris, Bastien, 1784) : « Or tout ainsi comme ès pasturages l’abeille cherche pour sa nourriture la fleur, la chèvre la feuille verte, le pourceau la racine, et les autres bestes la semence et le fruit, aussi en la lecture des poèmes, l’un en cueille la fleur de l’histoire, l’autre s’attache à la beauté de la diction et à l’élégance et doulceur du langage ». Etc. Richard de Bury, dans son Philobiblion (chap. xiv, pp. 125 et 260, trad. Cocheris), a dit que « Dieu… connaissait assez la fragilité de la mémoire humaine et la mobilité de la volonté vertueuse dans l’homme, pour vouloir que le livre fût l’antidote de tous les maux, et nous en ordonner la lecture et l’usage comme un aliment quotidien et très salubre de l’esprit ». Gabriel Peignot (Traité du choix des livres, p. 7) a fait la même comparaison : « … Si vous admettez quelques-uns (de ces mauvais livres ou) de ces livres médiocres… votre bibliothèque ressemblera à une table bien servie, où, parmi de bons mets, il s’en trouvera quelques-uns saupoudrés de coloquinte, d’autres infectés de poison, et plusieurs dépourvus d’assaisonnement. » Et N.-V. de Latena (1790-1881) : « Les meilleurs livres, comme les meilleurs aliments, sont ceux qui, sous le moindre volume, contiennent le plus de nourriture saine et substantielle. » (Ap. Fertiault, les Amoureux du livre, pp. 243-244.) Etc. Remarquer, d’ailleurs, que le mot nourriture s’appliquait autrefois aussi bien à l’esprit qu’au corps, désignait aussi bien les aliments intellectuels que les aliments matériels : cf. Littré, Dictionnaire, et la phrase de Saint-Simon citée page 161.  ↩

Le Livre, tome I, p. 134-158

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 134.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 134 [158]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 135.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 135 [159]. Source : Internet Archive.

de la Sorbonne. Rappelons aussi que, fondateur de l’Académie française, Richelieu « ne reconnaissait au-dessous du trône qu’une dignité égale à la sienne, celle de l’écrivain et du penseur ; il voulait qu’un homme du nom de Chapelain ou de Gombauld lui parlât couvert[134.1] ».

Mazarin (1602-1661) fut de même un amateur passionné des livres. Il commença à en rassembler de bonne heure. Il en possédait déjà à Rome, dans son palais du mont Quirinal, plus de cinq mille, « conservés, nous apprend le Père Jacob[134.2], dans des armoires trélissées de fil doré, ciselées et dorées à surface, avec des vases, bustes et autres antiques sur le haut d’icelles ». Le même bibliographe ajoute ce très intéressant détail : Mazarin ne confiait la reliure de ses livres qu’à des ouvriers appelés exprès de Paris.

C’est au savant Gabriel Naudé, précédemment bibliothécaire de Richelieu, que Mazarin commit le soin de sa biblio­thèque[134.3], qui fut installée d’abord

[I.158.134]
  1.  Augustin Thierry, Essai sur l’histoiredu Tiers État, chap. viii, p. 212. (Paris, Furne, 1868.)  ↩
  2.  Ap. Alfred Franklin, op. cit., Collège Mazarin, t. III, p. 37.  ↩
  3.  Voir ap. Alfred Franklin, op. cit., t. III, p. 48, de curieux détails concernant la façon dont Gabriel Naudé faisait, en Italie, des achats de livres pour le compte de Mazarin : « On nous le représente entrant, une toise à la main, chez les libraires, mesurant les tablettes, et fixant le prix d’après leurs dimensions ; aussi J.-V. Rossi prétend-il que les boutiques où il avait passé semblaient plutôt avoir été dévastées par un ouragan que visitées par un bibliophile. Naudé, d’ailleurs, marchandait beaucoup, et, à force de discussions, d’insistances et d’importunités, il finissait… par payer ses livres moins cher que s’il se fût agi de poires ou de limons…. Il est même certain que Naudé cherchait à tromper les libraires…. Dans son Advis pour dresser une bibliothèque, il approuve hautement (page 97*) la maxime qu’avait adoptée à cet égard Richard de Bury » (que tous les moyens ou à peu près sont bons pour se procurer des livres : cf. Richard de Bury, Philobiblion, chap. viii, pp. xxxi, 80 et s., et 237 et s., trad. Cocheris). « Naudé n’allait sans doute pas aussi loin en pratique qu’en théorie ; mais, quand on le rencontrait couvert de poussière et de toiles d’araignées, les poches remplies de volumes, ayant l’air joyeux et portant haut la tête, on pouvait être certain qu’il venait, à force de peines et de ruses, de conclure un marché plus avantageux pour lui que pour le libraire. » Etc.
    •  * Pages 66 et s., édit. Liseux (Paris, 1876).  ↩

Le Livre, tome I, p. 093-117

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 93.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 93 [117]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 94.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 94 [118]. Source : Internet Archive.

A desenor muert à bon droit
Qui n’aime livre ne ne croit.

« Celui-là meurt à bon droit déshonoré, qui n’aime livre ni ne croit. »

Durant la première moitié du xive siècle, fut composé un opuscule latin Philobiblion, Tractatus pulcherrimus de amore librorum[093.1], tout entier consacré à la louange du livre, et qu’on peut considérer comme le plus ancien ouvrage de bibliophilie que nous ait légué le moyen âge[093.2] Ce petit livre est d’une importance capitale dans le sujet qui nous occupe. L’auteur, Richard de Bury (1287-1345), avait été successivement évêque de Durham, grand chancelier et trésorier d’Angleterre, et il fut le fondateur de la bibliothèque d’Oxford, la seconde des bibliothèques ouvertes au public, la première étant, comme nous l’avons vu, celle du Vatican[093.3]. C’est peu de temps avant sa mort, survenue le 14 avril 1345, que Richard de Bury termina son Philobiblion, dont plusieurs copies ne tardèrent pas à se répandre, et qui fut imprimé pour la première fois en 1473[093.4]. « Les livres, écrit le judicieux évêque[093.5], ce sont des

[I.117.093]
  1.  Hippolyte Cocheris en a donné une excellente édition avec traduction (Paris, Aug. Aubry, 1856. In-16).  ↩
  2.  Cf. Lalanne, op. cit., p. 186.  ↩
  3.  Cf. supra, p. 80.  ↩
  4.  Cf. Cocheris, op. cit., Introduction, pp. xv et xxii ↩
  5.  Philobiblion, chap. i, pp. 16-17 et 207 : « Hi sunt magistri, qui nos instruunt sine virgis et ferula, sine verbis et cholera, sine pannis et pecunia. Si accedis, non dormiunt ; si inquirens interrogas, non se abscondunt ; non remurmurant, si oberres ; cachinnos nesciunt, si ignores. »  ↩

Le Livre, tome I, p. 081-105

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 81.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 81 [105]. Source : Internet Archive.

tuelles, celle de saint Benoît (480-543) notamment, prescrivaient l’enseignement et la pratique de la calligraphie et ordonnaient la transcription des manuscrits. En France, l’abbaye de Luxeuil, fondée par des moines irlandais, disciples de saint Colomban (540-615), « posséda une bibliothèque relativement riche, une école d’écrivains célèbres ; et ce furent ces écoles monastiques qui, en se répandant sur le monde chrétien, créèrent ce qu’on a appelé de nos jours les écritures nationales, dégénérescences de l’ancienne cursive romaine[081.1] ».

Mais « il ne faut pas s’y tromper, remarque Ludovic Lalanne[081.2] : la règle des couvents, comme toutes les lois en général, indique ce qui devait se faire, et non pas ce qui se faisait ; la prescription dont nous venons de parler n’était guère mieux observée que les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans les ordres religieux, qui eurent si souvent besoin d’être réformés[081.3] ». La religion chrétienne était même parfois considérée comme l’adversaire

[I.105.081]
  1.  La Grande Encyclopédie, art. Bibliothèque, p. 649.  ↩
  2.  Op. cit., pp. 31-32.  ↩
  3.  « Les bons religieux écrivent les livres, et les mauvais s’occupent d’autres choses, » déclare nettement le brave évêque Richard de Bury, dans son Philobiblion, chap. v, p. 49. (Paris, Aug. Aubry, 1856.)  ↩