Le Livre, tome I, p. 188-212

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 188.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 188 [212]. Source : Internet Archive.

l’amour. Une bibliothèque de luxe est le harem des vieillards », déclarait encore le même amant passionné des livres[188.1], qui, dans cette dernière phrase, aurait pu se contenter de dire « une bibliothèque », sans épithète.

Daru (1769-1829), l’administrateur militaire et le traducteur d’Horace, adressait à son fils aîné, peu de temps avant de mourir, cette profession de foi littéraire : « J’ai trouvé dans l’étude des Lettres, au bout d’une vie déjà longue et traversée par bien des événements, un grand charme, une grande utilité, souvent de grandes consolations. Je m’y suis adonné de bonne heure, plutôt par goût que par prévoyance…. J’ai dû au goût et à l’habitude du travail les seuls remèdes que l’on puisse opposer soit au vide de l’âme qui suit souvent la perte du pouvoir, soit aux épreuves qui vous frappent dans la vie de ceux que l’on aime. Les Lettres m’ont été toujours secourables, utiles et douces : cultivez-les[188.2]…. »

« Que serais-je sans toi ? disait Schiller (1759-

[I.212.188]
  1.  Dictionnaire de la Conversation, Supplément, art. Bibliophile.  ↩
  2.  Ap. Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. IX. pp. 470-471.  ↩