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Le Livre, tome II, p. 164-180

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 164.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 164 [180]. Source : Internet Archive.

de la vérité ne varient, nous devenons insensibles à la vérité. L’habitude nous a été donnée sans doute pour notre bien ; mais elle a cet inconvénient qu’elle émousse nos impressions. A la longue, on s’accoutume à un chant d’Homère, à une ode d’Horace. Il est nécessaire que les grands et beaux lieux communs dont sont remplis les anciens, que ces vérités immortelles nous soient redites sur un mode nouveau.

« Les livres écrits par nos contemporains sont plus aisément d’accord avec l’état de notre âme[164.1].

« On a beau s’imaginer qu’on ressuscite en soi les

[II.180.164]
  1.  « Les étudiants actuels ne lisent plus les Causeries du lundi, les Nouveaux Lundis, Port-Royal, que sollicités par leurs professeurs. Ils dévorent avec avidité les recueils, d’ailleurs si remarquables, de Brunetière, de Faguet, de Lemaître, de Doumic, de Lanson, et laissent de côté notre vieux maître de l’École normale [Sainte-Beuve]. Pour le critique comme pour le reste, le mot de Platon est toujours vrai : « L’air du dernier joueur de flûte est celui qui plaît le plus aux hommes ». (Emmanuel des Essarts, Sainte-Beuve professeur à l’École normale, Revue bleue, 24 septembre 1898, p. 414.)  ↩