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Le Livre, tome II, p. 260-276

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 260.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 260 [276]. Source : Internet Archive.

pour la plupart, quelque satirique allusion. On y trouve ceux-ci, par exemple : Art de compliquer les questions simples, par l’abbé Galiani ; — Véritable utilité de la guerre, par les frères Paris (qui s’étaient enrichis comme fournisseurs des armées) ; — Dictionnaire portatif des métaphores et des comparaisons, par S.-N.-H. Linguet (trois énormes volumes) ; — Du pouvoir de la musique, par M. Sedaine (de méchantes langues attribuaient la réussite des pièces de Sedaine aux charmantes compositions de Grétry et de Monsigny) ; — De l’emploi des images en poésie, par M. Dorat (on sait que le succès des Baisers de Dorat fut dû uniquement aux admirables gravures d’Eisen) ; etc.

On rencontre encore fréquemment des bibliothèques de ce genre, — de ces rangées de livres peintes sur des panneaux de bois, principalement sur des portes, comme pour les masquer ; — il existe des spécimens de ces bibliothèques fictives ou bibliothèques factices, notamment dans le château de Compiègne et dans celui de Chantilly.

Le mot de Diogène (413-323 av. J.-C.) : « Avoir des livres sans les lire, c’est avoir des fruits en pein­ture[260.1], » se vérifie donc ici textuellement et se matérialise en quelque sorte.

« Il vous faut à tout prix de longues rangées de

[II.276.260]
  1.  Ap. Fertiault, les Légendes du livre, p. 156.  ↩