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Le Livre, tome I, p. 212-236

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 212.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 212 [236]. Source : Internet Archive.

Dans son autobiographie, Ma Vocation[212.1], Ferdinand Fabre (1827-1898), un romancier dont le talent d’observateur et d’écrivain méritait plus de gloire et de succès, fait l’aveu suivant : « Les livres m’ont toujours fort troublé ; dès mon enfance… j’ai eu pour les livres je ne sais quel respect profond, quelle attention émue. Je me suis dit souvent depuis : « C’est dans les livres que l’homme a caché ce qu’il a de plus noble, de plus haut, de plus vertueux, de plus vaillant…. »

« J’aime mes livres comme je les aimais à vingt ans, nous dit Tenant de Latour (1779-1862), dans ses Mémoires d’un biblio­phile[212.2] ; je les aime peut-être même avec plus d’ardeur, car, tout bien considéré, je les connais mieux, et il n’arrive point, dans l’amour des livres, ce qui arrive, hélas ! trop souvent dans l’autre amour, savoir que, lorsqu’on est parvenu à bien connaître l’objet de sa flamme, on est tenté de l’aimer un peu moins…. Parmi les goûts si divers que la Providence a départis aux humains, l’amour des livres est celui qui, après avoir donné, pendant la prospérité, les plus grandes, les plus véritables jouissances, ménage, pour toutes les peines de la vie, les plus douces, les plus pures, les plus durables consolations. »

C’est ce qu’a également éprouvé et ce que nous

[I.236.212]
  1.  Page 410. (Paris, Lemerre, 1889.)  ↩
  2.  Pages 250 et 252. (Paris, Dentu, 1861.)  ↩