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Le Livre, tome I, p. 128-152

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 128.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 128 [152]. Source : Internet Archive.

bibliothèques publiques et privées[128.1], est d’avis qu’ « il y a peu de dépenses, de profusions, je dirais même de prodigalités plus louables que celles qu’on fait pour les livres, lorsque en eux on cherche un refuge, les voluptés de l’âme, l’honneur, la pureté des mœurs, la doctrine et un renom immortel[128.2] ».

En vrai sage et très judicieusement, Gassendi (1592-1656) avait coutume de dire que, « dans le monde, la part des gens de lettres est encore la meilleure, parce qu’ils n’ont pas le loisir de s’ennuyer, ni même de se plaindre de tout ce qui afflige les autres jusqu’au fond de l’âme[128.3] ».

Au début de son Discours de la Méthode[128.4], Descartes (1596-1650) fait cette remarque : « La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées….

« Mais, continue-t-il, je croyais avoir déjà donné assez de temps aux langues, et même aussi à la lecture des livres anciens, et à leurs histoires et à leurs fables. Car c’est quasi le même de converser avec

[I.152.128]
  1.  Musei, sive bibliothecæ tam privatæ quam publicæ exstructio, instructio, cura, usus…. (Lugduni, 1635. In-4.)  ↩
  2.  Ap. Mouravit, le Livre et la Petite Bibliothèque d’amateur, pp. 65-66.  ↩
  3.  Ap. Sainte-Beuve, op. cit., t. XIV, p. 122.  ↩
  4.  Pages 12 et 13 (Paris, Didot, 1884. In-18).  ↩