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Le Livre, tome II, p. 281-297

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 281.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 281 [297]. Source : Internet Archive.

L’érudit bibliographe Jamet le Jeune (1710-1778) avait aussi « la manie de former des recueils factices d’opuscules et brochures, parfois de fragments enlevés à divers ouvrages et relatifs à un sujet donné ; il faisait relier le tout, y joignait force notes en marge, et donnait le titre de Stromates aux collections qu’il créait ainsi[281.1] ».

Quant aux collectionneurs d’antiques couvertures de livres, rappelons que, dans une vente publique, la vente de la collection Deroussent, qui eut lieu à Montreuil-sur-Mer, en mai 1860, on put voir « un monceau de couvertures de livres jadis reliés en maroquin ou en veau fauve par du Seuil, et presque tous aux armes de l’abbé de Dompmartin…. M. Deroussent lui-même n’avait pas craint de dépecer de splendides in-folio en grand papier, qu’il avait vendus au poids à la garnison de Montreuil pour en confectionner des cartouches ! Il était possédé aussi de la manie des albums, et avait mutilé maint volume, enlevant les charmants frontispices gravés par Léonard Gaultier, et les portraits si recherchés dus au burin de Thomas de Leu[281.2]. »

[II.297.281]
  1.  Gustave Brunet, Fantaisies bibliographiques, p. 253.  ↩
  2.  Annuaire du bibliophile, 1861, p. 215.  ↩