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Le Livre, tome II, p. 274-290

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 274.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 274 [290]. Source : Internet Archive.

En France, durant les guerres religieuses, quantité de bibliothèques de couvents furent, sinon détruites, du moins pillées et dispersées[274.1].

La bibliothèque d’Heidelberg, dite Bibliothèque Palatine, éprouva de singulières vicissitudes. Lorsque, dans la guerre de Trente Ans, en 1622, la ville d’Heidelberg fut prise par le comte de Tilly et mise à sac, le duc de Bavière, le pieux Maximilien, fit présent de cette bibliothèque au pape Grégoire XVI, qui la plaça au Vatican. Sous la République, lors de l’invasion des Français en Italie, 38 manuscrits, choisis dans cette collection, furent transportés à Paris ; mais, en 1815, ils nous furent enlevés et furent restitués à l’Université d’Heidelberg, ainsi que les manuscrits allemands, au nombre d’environ 850, restés au Vatican[274.2].

Une destruction considérable de livres fut faite, paraît -il, vers la fin du premier Empire, par un li-

[II.290.274]
  1.  Signalons aussi, en Espagne (Catalogne, province de Tarragone), le pillage du célèbre monastère cistercien de Poblet, qui renfermait, outre les tombeaux des rois dAragon, quantité d’œuvres d’art et une magnifique bibliothèque. Pendant les troubles civils de 1835, les moines s’enfuirent, emportant les objets les plus précieux, et, profilant de cet abandon, des bandes de malfaiteurs mirent à sac le couvent et l’incendièrent. (Cf. Guides Joanne, Espagne et Portugal, 1898, p. 108.) Dom Vincente, le fameux libraire assassin de Barcelone (qui, en quelques mois, tua douze de ses clients pour leur reprendre les livres qu’ils lui avaient achetés), était un ancien moine de Poblet. Il fut condamné à mort et exécuté en 1836. (Cf. mon volume Amateurs et Voleurs de livres, pp. 27-50.)  ↩
  2.  Cf. Ludovic Lalanne, op. cit., pp. 219-220.  ↩

Le Livre, tome II, p. 273-289

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 273.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 273 [289]. Source : Internet Archive.

dèrent comme des monuments d’idolâtrie qu’il fallait détruire pour faciliter la conversion des Indiens. Pour obéir à une ordonnance de Jean de Zumarraga. moine franciscain, premier évêque de Mexico, toutes ces archives de l’ancienne histoire du Mexique furent rassemblées et livrées aux flammes. Par suite de ce zèle fanatique des premiers moines qui s’établirent dans la Nouvelle-Espagne, et dont leurs successeurs déplorèrent bientôt les effets, on perdit entièrement la connaissance des événements reculés tracés sur ces monuments grossiers[273.1]. »

Le même sort était réservé aux monuments historiques et littéraires des Péruviens[273.2].

En 1549, le roi d’Angleterre Édouard VI publia un édit ordonnant la destruction de divers ouvrages religieux, et l’on profita de cet édit pour l’appliquer surtout aux manuscrits, quels qu’ils fussent, dont les reliures, ornées d’or, d’argent et de pierreries, tentaient la cupidité. Un jour, on alluma à Oxford, sur la place du marché, un grand feu où l’on jeta une énorme quantité de livres[273.3].

[II.289.273]
  1.  Robertson, Histoire de l’Amérique, livre VII, ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 215. « Imitant saint Paul à Éphèse, l’archevêque Zumarraga à Tlatelulco, Nuñez de la Vega à Chiapa, et d’autres encore, firent brûler, comme suspects de nécromancie, tous les ouvrages mexicains qu’ils purent découvrir. » (Élisée Reclus, Nouvelle Géographie universelle, t. XVII, p. 89.)  ↩
  2.  Cf. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 215.  ↩
  3.  Cf. Id., op. cit., p. 218.  ↩

Le Livre, tome II, p. 270-286

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 270.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 270 [286]. Source : Internet Archive.

Nous avons vu précédemment encore[270.1] dans quel piteux état Boccace (1313-1375) trouva les livres des religieux du Mont-Cassin, et ce que devinrent, en 1526, après la victoire des Turcs à Mohacz, les cinquante mille volumes rassemblés par le roi de Hongrie Mathias Corvin (1443-1490).

Une lettre[270.2] de l’historien et conteur italien le Pogge (1380-1459) nous apprend que les moines du monastère de Saint-Gall, voisin de Constance, n’étaient guère plus soigneux de leur bibliothèque que ceux du Mont-Cassin : « …. Là, au milieu d’une foule de manuscrits qu’il serait trop long d’énumérer, j’ai trouvé un Quintilien encore sain et entier, mais plein de moisissure et couvert de poussière ; ces livres, en effet, loin d’être placés dans une bibliothèque, comme ils auraient dû l’être, étaient enfouis dans une espèce de cachot obscur et infect, au fond d’une tour, où l’on n’aurait certainement pas jeté les condamnés à mort. »

Les moines récollets d’Anvers allaient à peu près de pair avec les précédents. C’est à eux qu’advint, en 1735, la mésaventure suivante :

« Les récollets d’Anvers, passant en revue leur bibliothèque, jugèrent à propos d’y faire une réforme, et de la débarrasser d’environ quinze cents

[II.286.270]
  1.  Tome I, pages 102-103 et 115.  ↩
  2.  Citée par Mabillon, ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 229.  ↩

Le Livre, tome II, p. 269-285

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 269.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 269 [285]. Source : Internet Archive.

paraissaient, avec le cours des siècles, de la mémoire des vivants, comme la grêle et la neige qui tombent dans les fleuves suivent, pour ne jamais revenir, le cours rapide de leurs ondes. »

Au xie siècle, la bibliothèque des califes d’Égypte, au Caire, la plus considérable de tout l’empire musulman, fut, en majeure partie, pillée par les Turcs[269.1].

La bibliothèque de Tripoli de Syrie était riche, paraît-il, de trois millions de volumes, tous concernant la théologie, l’explication du Coran, la science des traditions et des belles-lettres. Lorsque, durant les Croisades, en 1105, Tripoli de Syrie tomba au pouvoir des Francs, « un prêtre, étant entré dans la bibliothèque, fut frappé de la quantité de livres qu’elle renfermait. La salle où il se trouvait était précisément celle qui contenait les Corans. Ayant mis la main sur un manuscrit, il reconnut cet ouvrage. Il en prit un second, puis un troisième, et ainsi de suite, jusqu’au nombre de vingt, et trouva toujours le même livre ; ayant alors déclaré que cet édifice ne renfermait que des Corans, les Francs y mirent le feu et le réduisirent en cendres. Il n’échappa qu’un petit nombre de livres, qui furent dispersés en différents pays[269.2]. »

[II.285.269]
  1.  Voir les détails de ce pillage ap. Ludovic Lalanne, op. cit., pp. 208-209.  ↩
  2.  E. Quatremère, Mémoires géographiques et historiques sur l’Égypte, t. II, pp. 506-507 (Paris, Schœll, 1811) ; et cf. Ludovic Lalanne, op. cit., pp. 210-211.  ↩

Le Livre, tome II, p. 268-284

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 268.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 268 [284]. Source : Internet Archive.

L’empereur de Constantinople Léon l’Isaurien (né dans l’Isaurie, province d’Asie Mineure) ou l’Iconoclaste (briseur d’images) (680-741), ayant en vain essayé de faire partager ses idées au chef de la bibliothèque impériale, surnommé œcuménique (uni­versel)[268.1], à cause de l’étendue de ses connaissances, et à ses douze subordonnés, professeurs ou copistes, fit mettre le feu à cette bibliothèque, composée d’environ 36 000 volumes, et brûla tout ensemble livres, bibliothécaire et copistes.

Orderic Vital (1075-vers 1150) a décrit, dans son Histoire ecclésiastique, les ravages causés, durant les ixe et xe siècle, par les Normands, qui renouvelèrent ainsi les désastres commis par les Barbares, lors de la décadence et de la chute de l’empire romain. « Au milieu des affreuses tempêtes qui causèrent tant de maux du temps des Danois, dit-il[268.2], les écrits des anciens périrent dans les incendies qui dévorèrent les églises et les habitations ; quelque insatiable qu’ait été la soif d’étude de la jeunesse, elle n’a pu recouvrer ces ouvrages…. Ces écrits ayant été perdus, les actions des anciens furent livrées à l’oubli. Les modernes feraient d’inutiles efforts pour les recouvrer ; car ces antiques monuments dis-

[II.284.268]
  1.  Dans l’Histoire de l’imprimerie de Paul Lacroix, Fournier et Seré (p. 8), ce bibliothécaire est nommé, et non surnommé. Læcuménique (avec un æ et non un œ).  ↩
  2.  Livre VI ; ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 208.  ↩

Le Livre, tome II, p. 266-282

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 266.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 266 [282]. Source : Internet Archive.

plus, qu’une de ses sections avait été accidentellement incendiée, en l’an 47 avant Jésus-Christ, par les soldats de Jules César, et que l’autre section fut détruite environ quatre cents ans plus tard, en 390, par l’évêque ou patriarche Théophile, qui voulait abolir l’idolâtrie dans son diocèse[266.1]. Or, depuis cette date jusqu’à l’arrivée du lieutenant d’Omar, Amrou-ben-Alas, on ne trouve pas un mot, dans les écrivains du temps, qui autorise à supposer qu’on ait reconstitué à Alexandrie la moindre bibliothèque, ce qui ne doit pas étonner, puisque, entre autres causes[266.2], la littérature et la philosophie païennes furent, durant cet intervalle, partout proscrites, à tel point que Justinien fit fermer les écoles d’Athènes.

[II.282.266]
  1.  Cf. Ludovic Lalanne, op. cit., pp. 201 et s., où cette question de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie est discutée avec science et bien résumée. Le premier auteur qui ait parlé de l’incendie de cette bibliothèque par les Arabes est Abd-Allatif, médecin arabe de Bagdad, mort en 1231, c’est-à-dire 591 ans après cet événement. « Quant au prétendu incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, un tel vandalisme était tellement contraire aux habitudes des Arabes, qu’on peut se demander comment une pareille légende a pu être acceptée pendant si longtemps par des écrivains sérieux. Elle a été trop bien réfutée à notre époque pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Rien n’a été plus facile que de prouver, par des citations fort claires, que, bien avant les Arabes, les chrétiens avaient détruit les livres païens d’Alexandrie avec autant de soin qu’ils avaient renversé les statues, et que, par conséquent, il ne restait plus rien à brûler. » (Dr Gustave Le Bon, la Civilisation des Arabes, p. 208 ; Paris, Didot, 1884.)  ↩
  2.  Voir ces autres causes dans Ludovic Lalanne, op. cit., p. 203.  ↩

Le Livre, tome II, p. 265-281

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 265.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 265 [281]. Source : Internet Archive.

Pendant le séjour de saint Paul (10-70 ?) à Éphèse, à la suite de ses prédications, « il y en eut beaucoup, dit la Bible[265.1], de ceux qui avaient exercé les arts curieux, qui apportèrent leurs livres, et les brûlèrent devant tout le monde ; et, quand on en eut supputé le prix, on trouva qu’il montait à cinquante mille pièces d’argent ». Ces cinquante mille pièces d’argent, « ces cinquante mille drachmes reviennent à plus de cinquante mille livres de notre monnaie », estime l’abbé Fleury (1641-1723)[265.2], qui ajoute : « On croit que c’étaient des livres de magie ». « Quant à nous, riposte Ludovic Lalanne, nous serions fort porté à croire que ces livres étaient des ouvrages relatifs à la philosophie païenne et aux religions de l’Orient, et dont l’esprit ne pouvait être, par conséquent, que fort dangereux pour les nouveaux chrétiens. »

Nous avons parlé, dans notre premier volume[265.3], de la bibliothèque d’Alexandrie, qui passe pour avoir été détruite par les ordres du chef musulman Omar, lors de la prise de cette ville, en 640 ; et nous avons dit qu’à cette époque cette bibliothèque n’existait

[II.281.265]
  1.  Actes des apôtres, chap. xix, verset 10, trad. Le Maistre de Sacy. On connaît le beau tableau du Louvre, chef-d’œuvre d’Eustache Le Sueur, représentant la Prédication de saint Paul à Éphèse ↩
  2.  Histoire ecclésiastique, livre I, chap. xlii, ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 198.  ↩
  3.  Pages 8 et 9.  ↩

Le Livre, tome II, p. 263-279

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 263.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 263 [279]. Source : Internet Archive.

XII. Biblioclastes et bibliophobes.
— Les femmes et les livres

Le plus ancien exemple connu de destruction de livres, faite systématiquement et en masse, remonte au viiie siècle avant Jésus-Christ. Selon l’historien chaldéen Bérose (iiie siècle av. J.-C.) et le savant écrivain grec Alexandre Polyhistor (ier siècle av. J.-C.), le roi de Babylone Nabonassar, célèbre par l’ère qui porte son nom et part de l’an 747 avant l’ère chrétienne, fit détruire toutes les histoires des rois ses devanciers[263.1]. Il s’efforçait ainsi de supprimer le passé, et de donner son règne comme point d’origine au monde entier.

En l’an 213 avant Jésus-Christ, l’empereur chinois Chi-Hoang-Ti, « en haine des lettrés et de leurs principes, ordonna de brûler tous les livres qui se trouvaient dans son empire ; il n’excepta de cette proscription que les ouvrages qui traitaient de l’histoire de sa famille, de l’astrologie et de la médecine[263.2] ».

[II.279.263]
  1.  Ludovic Lalanne, Curiosités bibliographiques, p. 197.  ↩
  2.  Id., ibid.  ↩

Le Livre, tome II, p. 236-252

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 236.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 236 [252]. Source : Internet Archive.

billé sur sa chaise ou sur les papiers et brochures dont son lit était toujours couvert ; il ne sortait de son cabinet que pour se rendre à la bibliothèque, dans les moments où elle était ouverte ; et il venait aussitôt après se renfermer au milieu de ses livres[236.1]. »

Un professeur hollandais, Heyman, de passage à Florence, alla faire visite à Magliabecchi, et il nous a laissé une relation détaillée de cette entrevue, ainsi que des renseignements circonstanciés sur ce bibliographe, « un des plus passionnés, et dont l’existence fut une des plus singulières que l’on connaisse[236.2] ».

« Heyman le trouva au milieu d’un nombre prodigieux de livres ; deux ou trois salles du premier étage en étaient remplies. Non seulement il les avait placés dans des rayons, mais il en avait encore disposé par piles, au milieu de chaque pièce, de sorte qu’il était presque impossible de s’y asseoir, et encore moins de s’y promener. Il y régnait cependant un couloir fort étroit, par lequel on pouvait, en marchant de côté, passer d’une chambre à une autre. Ce n’est pas tout : le corridor du rez-de-chaussée était chargé de livres, et les murs de l’escalier en étaient

[II.252.236]
  1.  Michaud, op. cit.  ↩
  2.  Ces expressions et les citations suivantes sont de Ludovic Lalanne (Curiosités bibliographiques, pp. 52-53), qui reproduit le récit du professeur Heyman, d’après Disraeli (Curiosities of literature). Sur Magliabecchi et le professeur Heyman, voir aussi Fertiault, Drames et Cancans du livre, le Souper du savant, pp. 111-138.  ↩

Le Livre, tome II, p. 082-098

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 082.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 082 [098]. Source : Internet Archive.

page blanche entre chaque feuillet, et écrivent leurs remarques sur cette page[082.1]. Mais nombre de travailleurs et de liseurs préféreront toujours se servir des marges pour leurs annotations manuscrites.

Il n’est guère de véritable ami des livres et des lettres qui ne l’ait commise, cette profanation, qui n’ait perpétré ce prétendu crime d’annotation, et ne se soit livré à cette muette mais délectable et très profitable causerie. Le Tasse a annoté plus de cinquante de ses volumes. Alde et Paul Manuce, Scaliger, la reine Christine de Suède, avaient la même « manie »[082.2] ; Montaigne aussi[082.3] ; La Fontaine pareil­lement[082.4]. « La signature de Jacques-Auguste de Thou se lit sur quelques-uns des beaux volumes qui

[II.098.082]
  1.  C’est ce que faisait Fontanes : « … Fontanes avait souvent passé sa journée à relire quelque beau passage de Lucrèce et de Virgile ; à noter sur les pages blanches intercalées dans chacun de ses volumes favoris quelques réflexions plutôt morales que philologiques, quelques essais de traduction fidèle, » écrit Sainte-Beuve (Portraits littéraires, t. II, pp. 291-292), — Sainte-Beuve, qui ne se privait pas, lui non plus, d’annoter ses livres, habitude qu’avait aussi son père (cf. Jules Troubat, Essais critiques, p. 262 ; et Id., Sainte-Beuve. Conférence faite le 11 décembre 1904 : Chronique des livres, décembre 1904, p. 5 du tirage à part).  ↩
  2.  Cf. Ludovic Lalanne, Curiosités bibliographiques, pp. 346-347, où figurent encore d’autres noms d’annotateurs de livres.  ↩
  3.  Cf. supra, p. 69.  ↩
  4.  « J’ai tenu, dit l’abbé d’Olivet, des exemplaires (de Plutarque et de Platon, qui avaient appartenu à La Fontaine) « … ils sont notés de sa main à chaque page ; » et la plupart de ses notes étaient des maximes de morale et de politique, qu’il a semées dans ses fables. » (Peignot, Manuel du bibliophile, t. I. pp. 141-142.)  ↩

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