Mot-clé - Le Petit (Jules)

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Le Livre, tome II, p. 335-351

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 335.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 335 [351]. Source : Internet Archive.

nomie[335.1], est d’avis, lui, qu’il ne faut blâmer ni ceux qui ne prêtent pas leurs livres, ni ceux qui les prêtent, et n’accuser ni les uns d’insouciance, ni les autres d’égoïsme.

Les « non prêteurs », au nombre desquels figure l’évêque d’Avranches Huet[335.2], ne sont pas moins convaincus et formels que les « prêteurs ». L’un d’eux, M. Jules Le Petit (1845-….), va même jusqu’à contester la bonne foi de ses adversaires, à déclarer qu’il ne croit pas « que Jean Grolier et ses imitateurs aient été sincères. Peut-être cependant, ajoute-t-il, les amis de ces hommes généreux étaient-ils appelés à l’immense satisfaction d’admirer de temps à autre, à travers des vitrines, les splendides reliures qu’ils faisaient exécuter. Dans ce cas, je comprends la portée de leurs devises, qui étaient, à vrai dire, tant soit peu hypocrites. Je le maintiens, les vrais amateurs ne prêtent pas leurs livres, même à des amis[335.3]. »

Voilà qui est net.

[II.351.335]
  1.  Page 71.  ↩
  2.  Cf. Fertiault, Drames et Cancans du livre, p. 264.  ↩
  3.  Jules Le Petit, l’Art d’aimer les livres, p. 5.  ↩

Le Livre, tome II, p. 170-186

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 170.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 170 [186]. Source : Internet Archive.

VII. Thérapeutique bibliographique

L’influence exercée par la lecture sur l’état de noire esprit, sur les impressions, troubles, agitations, abattement, etc., que nous causent soucis et chagrins, n’est pas douteuse, et il serait superflu de citer des preuves de cette salutaire action. « Je suis persuadé, écrit M. Jules Le Petit (1845-….), dans son charmant volume, l’Art d’aimer les livres et de les connaître[170.1], qu’elles sont fréquentes, ces sortes de guérisons de l’âme par la lecture ; et, si l’on s’en rendait bien compte, le nombre des bibliophiles augmenterait dans de grandes proportions. »

« Trésor des remèdes de l’âme », cette adéquate et parfaite définition du roi d’Égypte Osymandias[170.2] a été plus d’une fois reprise, plus d’une fois développée et commentée par les bibliographes.

« Dieu lui-même, qui a créé et qui chaque jour forme isolément le cœur des hommes, connaissait

[II.186.170]
  1.  Page 21. (Paris, imprimerie Chamerot, 1884.)  ↩
  2.  Cf. supra, t. I, pp. 1-2.  ↩