Mot-clé - Lefevre (Théotiste)

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Le Livre, tome III, p. 099-113

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 99.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 99 [113]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 100.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 100 [114]. Source : Internet Archive.

encarts, qui tous nécessairement portent aussi une signature, afin qu’on puisse les classer et assembler, d’où une nouvelle cause de confusion pour la détermination du format. Chaque feuille d’un volume in-12, par exemple (24 pages), au lieu d’être entière, pourra se composer de deux cahiers, l’un in-8 (16 pages) et l’autre in-4 (8 pages), recevant chacun une signature. Chaque feuille d’un volume in-18 (36 pages) pourra se faire en deux cahiers, l’un in-12 (24 pages) et l’autre in-6 (12 pages) ; — ou bien en trois cahiers de 12 pages chacun et ayant tous les trois leur signature propre. Souvent même ces divisions sont encore plus compli­quées[099.1]. Ajoutons

[III.113.099]
  1.  Nous ne donnerons (pp. 103 et suiv.) que trois spécimens d’imposition ; celle d’une feuille in-8 : — « l’in-8 est l’unité principale du format ; le sous-multiple est l’in-folio, et les multiples sont l’in-16, l’in-32, l’in-48, l’in-72 et l’in-96 ; c’est l’imposition la plus couramment employée : elle se compose de quatre in-folio encartés » (Émile Leclerc, op. cit., p. 317) ; — et celle d’une feuille in-18, d’abord en deux cahiers séparés, l’un de 24 pages et l’autre de 12 pages (cahiers avec coupure et encart dedans), puis en trois cahiers égaux, c’est-à-dire de 12 pages chacun (avec coupure et encart dedans). Comme on le verra dans la légende (p. 103), le pliage de la feuille in-8 est des plus simples. Quant à celui des deux feuilles in-18 (pp. 104 et 105), il a nécessité des explications, inévitablement compliquées et ardues, que je me suis efforcé de rendre aussi intelligibles que je l’ai pu. Cette question de l’imposition, qu’il m’était impossible de ne pas aborder en parlant du « Format », est d’ailleurs tout à fait spéciale et technique, et elle appartient plutôt à un traité de typographie qu’à une étude d’ensemble comme la nôtre, un guide ou manuel dédié aux amis des livres. Pour plus de développements sur ce point, nous renverrons donc aux ouvrages de Théotiste Lefevre, de Daupeley-Gouverneur, de Desormes, d’Émile Leclerc, d’Henri Fournier, etc. Rien que pour le format in-18, Théotiste Lefevre (op. cit., t. I, pp. 374-384) indique treize modes différents d’imposition ; M. Émile Leclerc (op. cit., pp. 327 et suiv.) en donne sept : 1º en 1 cahier sans coupure ; 2º en 1 cahier avec coupure en longueur ; 3º en 1 cahier avec coupure en largeur ; 4º en 2 cahiers, chacun sans coupure ; 5º en 2 cahiers avec coupure et carton dedans ; 6º en 3 cahiers, chacun sans coupure ; 7º en 3 cahiers avec coupure et carton dedans.  ↩

Le Livre, tome III, p. 093-107

Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 93.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 93 [107]. Source : Internet Archive.
Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 95.
Pour suite de note : Albert Cim, Le Livre, t. III, p. 95 [109]. Source : Internet Archive.

in-8 colombier = 0,225 × 0,315 ; in-8 écu = 0,13 × 0,20 ; in-12 jésus = 0,138 × 0,233 ; etc.).

Convenons donc d’attribuer, dans la suite de cette étude, et pour la clarté de notre texte, une signification nette et précise aux termes que nous emploierons, des dimensions certaines et invariables aux formats que nous mentionnerons.

L’in-4 sera pour nous de l’in-4 cavalier et aura pour dimensions 0,23 × 0,31 ;

L’in-8 sera de l’in-8 cavalier = 0,155 × 0,23 ;

L’in-18, de l’in-18 jésus = 0,117 × 0,183 : comme le fait observer M. Émile Bos­quet[093.1], cet in-18 est synonyme d’in-16 Hachette et d’in-12 Charpentier ;

Enfin l’in-32 sera de l’in-32 jésus = 0,088 × 0,138.

Voici d’ailleurs, pour faciliter toute recherche et prévenir toute éventualité, le tableau des principaux formats des principales sortes de papiers employées en librairie, avec leurs dimensions exprimées en mesures métriques[093.2] :

[III.107.093]
  1.  Barèmes ou Devis de travaux de reliure, Annexe : Tableau des formats en usage dans la librairie française. — Ce tableau, où sont tracées les dimensions de la plupart des formats, offre un bon moyen de déterminer immédiatement le format d’un livre ; il suffit d’appliquer les bords de ce livre sur les lignes délimitatrices du format qui s’y rapporte ; le nom et les dimensions sont inscrits sous l’une de ces lignes. Je dois prévenir néanmoins que les chiffres donnés par M. Émile Bosquet ne sont pas toujours théoriquement exacts.  ↩
  2.  Les chiffres de ce tableau sont obtenus de la manière suivante, qui est des plus simples. Il suffit de diviser les dimensions de la feuille de papier (dimensions qui sont inscrites respectivement en tête de chaque colonne) par le nombre des plis de cette feuille dans le format que l’on veut déterminer. Ainsi la feuille colombier ayant pour dimensions 0,63 × 0,90, et la feuille in-folio étant pliée en 2 une seule fois, pour connaître la dimension du format in-folio colombier on divisera par 2 le nombre 0,90, et l’on aura : 0,63 × 0,45, ou, puisque, comme nous l’avons dit, page 51, il est de règle de placer le plus petit nombre le premier : 0,45 × 0,63. La feuille in-4 étant pliée en 2 d’un côté et en 2 de l’autre (4 = 2 × 2). le format in-4 colombier sera de (0,63 : 2 et 0,90 : 2) 0,315 × 0,45. La feuille in-8 étant pliée en 4 d’un côté et en 2 de l’autre (8 = 4 × 2), le format in-8 colombier sera de (0,90 : 4 et 0,63 : 2) 0,225 × 0,315. La feuille in-12 étant pliée en 4 d’un côté et en 3 de l’autre (12 = 4 × 3), le format in-12 colombier sera de (0,63 : 4 et 0,90 : 3) 0,158 × 0,30. Si, par hypothèse, cette feuille in-12 était pliée en 6 d’un côté et en 2 de l’autre, on calculerait de même ces nouvelles dimensions. La feuille in-18 étant pliée en 6 d’un côté et en 3 de l’autre (18 = 6 × 3), on aura pour le format in-18 jésus (0,70 : 6 et 0,55 : 3) 0,117 × 0,183 ; etc. Pour tout ce qui touche les différents modes de pliage des feuilles et le nombre de ces modes, ou, ce qui revient au même, les différentes dispositions des pages dans les châssis selon les formats, c’est-à-dire l’imposition, voir Théotiste Lefevre, Guide pratique du compositeur, t. I, pp. 299-418, où se trouvent de nombreux tableaux graphiques d’impositions. Voir aussi Daruty de Grandpré, Vade-Mecum du bibliothécaire, Instruction raisonnée sur le format des livres, pp. 27-64. — Nous rappelons ce que nous avons dit, page 52 (Tableau des papiers), que le format actuel de la couronne servant aux labeurs (impressions de livres) est un peu plus grand (0,37 × 0,47) que celui de la couronne destinée aux cahiers et registres (0,36 × 0,46).  ↩