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Le Livre, tome II, p. 127-143

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 127.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 127 [143]. Source : Internet Archive.

Oui, autant de lecteurs, autant de choix différents, autant de bibliothèques distinctes, puisque, outre les changements dus au temps, « à la mode », chacun de nous a ses goûts propres, ses aptitudes spéciales, et que l’éducation, la profession, la nationalité, l’âge, le tempérament, l’état de fortune, etc., quantité d’éléments variant à l’infini, viennent influencer et déterminer ce choix.

Voici cependant, sur cette question du « choix des livres », quelques sages préceptes, qu’on fera bien de méditer et d’appliquer.

D’abord ces considérations de l’écrivain suisse Léonard Meister (1741-1811)[143.1] :

« La meilleure règle à suivre dans le choix de ses lectures est celle qu’il convient de s’imposer de bonne heure dans le choix de ses liaisons. Il faut toujours tâcher de vivre avec des êtres qui nous soient supérieurs à quelques égards, qui ne soient pas du moins trop au-dessous de nous-mêmes, et puissent nous donner l’espérance de nous rendre meilleurs ou plus aimables, et, s’il est possible, l’un

[II.143.127]
  1.  Ap. Fertiault, les Amoureux du livre, pp. 252-253.  ↩