Le Livre, tome II, p. 265-281

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 265.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 265 [281]. Source : Internet Archive.

Pendant le séjour de saint Paul (10-70 ?) à Éphèse, à la suite de ses prédications, « il y en eut beaucoup, dit la Bible[265.1], de ceux qui avaient exercé les arts curieux, qui apportèrent leurs livres, et les brûlèrent devant tout le monde ; et, quand on en eut supputé le prix, on trouva qu’il montait à cinquante mille pièces d’argent ». Ces cinquante mille pièces d’argent, « ces cinquante mille drachmes reviennent à plus de cinquante mille livres de notre monnaie », estime l’abbé Fleury (1641-1723)[265.2], qui ajoute : « On croit que c’étaient des livres de magie ». « Quant à nous, riposte Ludovic Lalanne, nous serions fort porté à croire que ces livres étaient des ouvrages relatifs à la philosophie païenne et aux religions de l’Orient, et dont l’esprit ne pouvait être, par conséquent, que fort dangereux pour les nouveaux chrétiens. »

Nous avons parlé, dans notre premier volume[265.3], de la bibliothèque d’Alexandrie, qui passe pour avoir été détruite par les ordres du chef musulman Omar, lors de la prise de cette ville, en 640 ; et nous avons dit qu’à cette époque cette bibliothèque n’existait

[II.281.265]
  1.  Actes des apôtres, chap. xix, verset 10, trad. Le Maistre de Sacy. On connaît le beau tableau du Louvre, chef-d’œuvre d’Eustache Le Sueur, représentant la Prédication de saint Paul à Éphèse ↩
  2.  Histoire ecclésiastique, livre I, chap. xlii, ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 198.  ↩
  3.  Pages 8 et 9.  ↩