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Le Livre, tome II, p. 273-289

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 273.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 273 [289]. Source : Internet Archive.

dèrent comme des monuments d’idolâtrie qu’il fallait détruire pour faciliter la conversion des Indiens. Pour obéir à une ordonnance de Jean de Zumarraga. moine franciscain, premier évêque de Mexico, toutes ces archives de l’ancienne histoire du Mexique furent rassemblées et livrées aux flammes. Par suite de ce zèle fanatique des premiers moines qui s’établirent dans la Nouvelle-Espagne, et dont leurs successeurs déplorèrent bientôt les effets, on perdit entièrement la connaissance des événements reculés tracés sur ces monuments grossiers[273.1]. »

Le même sort était réservé aux monuments historiques et littéraires des Péruviens[273.2].

En 1549, le roi d’Angleterre Édouard VI publia un édit ordonnant la destruction de divers ouvrages religieux, et l’on profita de cet édit pour l’appliquer surtout aux manuscrits, quels qu’ils fussent, dont les reliures, ornées d’or, d’argent et de pierreries, tentaient la cupidité. Un jour, on alluma à Oxford, sur la place du marché, un grand feu où l’on jeta une énorme quantité de livres[273.3].

[II.289.273]
  1.  Robertson, Histoire de l’Amérique, livre VII, ap. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 215. « Imitant saint Paul à Éphèse, l’archevêque Zumarraga à Tlatelulco, Nuñez de la Vega à Chiapa, et d’autres encore, firent brûler, comme suspects de nécromancie, tous les ouvrages mexicains qu’ils purent découvrir. » (Élisée Reclus, Nouvelle Géographie universelle, t. XVII, p. 89.)  ↩
  2.  Cf. Ludovic Lalanne, op. cit., p. 215.  ↩
  3.  Cf. Id., op. cit., p. 218.  ↩