Le Livre, tome II, p. 099-115

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 099.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 099 [115]. Source : Internet Archive.

vent en toutes rencontres celui qui est leur maître et qui les redresse ; ils sont les dupes de leur vaine curiosité, et ne peuvent au plus, par de longs et pénibles efforts, que se tirer d’une ignorance crasse. »

Rollin (1661-1741) a repris ce même thème[099.1] : « Il vaut bien mieux s’attacher à un petit nombre d’auteurs choisis, et les étudier à fond, que de promener sa curiosité sur une multitude d’ouvrages qu’on ne peut qu’effleurer et parcourir rapidement. »

Et Vauvenargues[099.2] : « Si nous étions sages, nous nous bornerions à un petit nombre de connaissances, afin de les mieux posséder. Nous tâcherions de nous les rendre familières, » etc.

Plus rationnel et meilleur nous semble le conseil de lord Brougham (1779-1868)[099.3] : « Il est bien d’étudier quelque sujet à fond, et un peu de chaque sujet ».

« J’oubliais à vous dire, — écrit Racine à son fils[099.4], — que j’appréhende que vous ne soyez un trop grand acheteur de livres. Outre que la multitude ne sert qu’à dissiper et à faire voltiger de connaissances en

[II.115.099]
  1.  De la manière d’enseigner et d’étudier les belles-lettres, livre III, chap. iii ; t. II, p. 78. (Paris, Vve Estienne, 1748.)  ↩
  2.  De l’amour des sciences et des lettres : Œuvres choisies, p. 199. (Paris, Didot, 1858 ; in-18.)  ↩
  3.  Ap. John Lubbock, le Bonheur de vivre, t. I, p. 64. (Paris, Alcan, 1891.)  ↩
  4.  Lettre du 24 juillet 1698 : Œuvres complètes, t. I, p. 398. (Paris, Hachette, 1864.)  ↩

Le Livre, tome I, p. 302-326

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 302.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 302 [326]. Source : Internet Archive.

Le Livre, tome I, p. 252-276

Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 252.
Albert Cim, Le Livre, t. I, p. 252 [276]. Source : Internet Archive.

L’évêque de Rochester Atterbury (1662-1732) savait par cœur tous les bons auteurs du siècle d’Auguste, mais il donnait la préférence à Virgile. Parmi nos livres, ceux qu’il estimait le plus étaient les Essais de Montaigne, les Pensées de Pascal, l’Histoire universelle de Bossuet, le Télémaque de Fénelon ; puis Rollin, La Fontaine, Boileau, Jean-Baptiste Rousseau, Molière et Racine.

Le maréchal de Villars (1653-1734) aimait tant les poésies d’Horace qu’il en avait toujours un exemplaire dans sa poche[252.1].

Le maréchal et vice-amiral d’Estrées (1660-1737) partageait ce culte pour Horace, et emportait toujours avec lui, dans ses voyages sur mer, les œuvres de ce poète.

Jean-Baptiste Rousseau (1671-1740), passant en revue, dans son épître à Clément Marot, les poètes latins qu’il faut, avant tous autres,

consulter,
Lire, relire, apprendre, méditer,

nomme Virgile, Ovide, Horace, Catulle et Tibulle.

Rollin (1661-1741) se sentait le plus vif attrait

[I.276.252]
  1.  Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. XIII, p. 125.  ↩