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Le Livre, tome II, p. 213-229

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 213.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 213 [229]. Source : Internet Archive.

qu’une institution politique, » affirme Royer-Collard (1763-1845)[213.1]. « Fondez la liberté de la presse, dit-il encore[213.2], vous fondez du même coup toutes les libertés. »

« La presse, machine qu’on ne peut plus briser, continuera à détruire l’ancien monde, jusqu’à ce qu’elle en ait formé un nouveau, » a prédit Chateaubriand (1768-1848), qui ajoutait : « La liberté de la presse a été presque l’unique affaire de ma vie ;… j’y ai sacrifié tout ce que je pouvais y sacrifier : temps, travail et repos[213.3] ».

« Laissez dire, laissez-vous blâmer, condamner, emprisonner, écrit Paul-Louis Courier (1772-1825), dans son Pamphlet des pamphlets[213.4] ; laissez-vous pendre, mais publiez votre pensée. Ce n’est pas un droit, c’est un devoir, étroite obligation de quiconque a une pensée, de la produire et mettre au jour pour le bien commun. La vérité est toute à tous. Ce que vous connaissez utile, bon à savoir pour un chacun, vous ne le pouvez taire en conscience. Jenner, qui trouva la vaccine, eût été un franc scélérat d’en garder une heure le secret ; et comme il n’y a point d’homme qui ne croie ses idées utiles, il n’y en a point qui ne soit tenu de les communiquer et répandre

[II.229.213]
  1.  Ap. Eugène Dubief, op. cit., p. 305.  ↩
  2.  Ap. Gustave Merlet, Tableau de la littérature française, 1800-1815, t. I, p. 480.  ↩
  3.  Ap. Eugène Dubief, ibid.  ↩
  4.  Œuvres, p. 243. (Paris, Didot, 1865 ; in-18.)  ↩