Mot-clé - Westreenen van Tiellandt (baron)

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Le Livre, tome II, p. 350-366

Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 350.
Albert Cim, Le Livre, t. II, p. 350 [366]. Source : Internet Archive.

pour que le prêteur pût aller reprendre furtivement son bien. »

Un autre immortel encore, Louis de Loménie (1815-1878), était, au dire du même biblio­graphe[350.1], atteint de cette même fréquente faiblesse.

Tous ces larcins, toutes ces négligences et détériorations expliquent et justifient la méfiance des bibliophiles. Les précautions employées par ceux-ci à l’égard de leurs confrères ou des simples profanes dépassent souvent toute idée.

Un célèbre collectionneur hollandais, le baron Westreenen van Tiellandt (1783-1848), dont la riche et curieuse bibliothèque se voit encore, réunie à celle du comte Meerman, le long d’un des canaux de la Haye, ne laissa, pendant quarante ans, — les quarante ans qu’il mit à rassembler ses livres, — personne, pas même son plus intime ami, entrer dans son « muséum ». « Un jour enfin, raconte M. Firmin Maillard[350.2], il annonça à deux amis qu’il allait pouvoir les admettre à contempler ses merveilles, ses trésors, etc. ; mais il fallait pour cela qu’ils se soumissent complaisamment aux conditions suivantes : la voiture du baron irait les prendre, parce

[II.366.350]
  1.  Op. cit., p. 41.  ↩
  2.  Les Passionnés du livre, pp. 127-128.  ↩